Quels sont les 3 livres qui ont changé ma vie ?!

Cet article participe à l’évènement “Les 3 livres qui ont changé votre vie” du blog Des Livres pour changer de vie.  Et aujourd’hui, je vous présente les 3 livres qui ont changé la mienne. D’une gifle littéraire à un uppercut de citations, voici les trois pavés que je ne jetterai, sous aucun prétexte dans une mare!

1/ L’Alchimiste de Paulo Coelho: je l’ai lu pas moins de quatre fois… Et la 5ème fois, j’en ai (enfin) compris le sens!

Brazilian writer Paulo Coelho holds a copy of his novel The Alchemist in Aviles, northern Spain Paulo Coelho –  Source de l’image : Rumbo Nuevo

J’ai lu l’Alchimiste la première fois à l’âge de 14 ans. Il traînait, à la maison entre deux étagères… Ma grande soeur l’avait rapporté. Un de ses amis lui avait prêté: de un, cet ami ne l’a vraisemblablement jamais récupéré et, de deux j’ignore si ma soeur a lu livre pour le coup!
Lorsque je tombe dessus et, je décrète qu’il sera mon livre de l’été 2000. Manque de pot, je l’ai dévoré en seulement une journée. Vers 21h, je termine la dernière page et reviens sur les précédentes afin de recoller les morceaux de ce puzzle spirituel des plus symboliques.

Les années passent et je reprends l’habitude de lire L’Alchimiste comme ça dès que j’ai un « moment ». Je le relirai ainsi quatre fois.
Et par une belle journée pluvieuse d’octobre 2017, où à la Fnac, je retombe dessus et décide d’acheter mon propre exemplaire. Puis j’ignorais où se trouvait celui de ma soeur.

Il se passe trois mois avant que je n’ose reprendre cette histoire dont je connais déjà la fin. Dans mon exemplaire de L’Alchimiste, – aux éditions J’ai Lu, 2013 – il y a un prologue de l’auteur qui détaille la période au cours de laquelle il écrivait le roman. (…) « nous ne devons pas fuir notre propre destin. » Cette phrase résonne dans mon coeur, dans mes rêves les plus secrets.

Cette fois-ci, je n’ai pas lu le livre en un jour, mais en un mois! Décortiquant chaque message caché derrière les aventures et péripéties de Santiago, dont j’en avais oubliées certaines.

D’un roman d’été, il est passé à un ouvrage plein de messages essentiels qui me guide à présent dans ma vie d’entrepreneur au féminin. Le parcours de Santiago est universel et chacun.e peut s’y reconnaître facilement.
A mes yeux, il reste le meilleur livre qui m’ait rassurée sur l’entrepreneuriat, bien que ce ne soit pas forcément sa vocation première .

2/ Réfléchissez et devenez riche de Napoléon Hill: Cela tombe bien, il m’en faut de l’argent!

0805-sb-napoleon-hill-630x354  Napoléon Hill assis dans un bureau, 1937 (Library of Congress) – Source de l’image :
Paleofuture

Olivier Roland en parle sur son blog ici d’ailleurs !

Ce livre est devenu ma « Bible » pendant durant toute l’année 2016, l’année où j’ai concrétisé mon projet de box culturelle dédiée aux cultures noires.
Je le trimballais – et le trimballe – encore partout: dans les transports en commun, au travail, au sport… Alors que j’étais agente de caisse dans un musée parisien, je me souviens encore d’un jeune homme me demandais:  » Ca fonctionne alors? »  lorsqu’il vit le titre de mon livre. Après ma fiche de lecture en « live », notre échange se conclut par un  « bonne chance pour ton projet » teinté d’amertume. J’espère qu’il l’a acheté à son tour!

Je vois dans cet ouvrage les clefs pour apprendre à régler ses pensées et détruire les plus limitatives d’entre elles dont les peurs. Les peurs de l’échec, de la critique, de la maladie… Parce qu’entre vous et nos idéaux de succès et de revenus, il y a tout un tas d’idées à balayer; bref un ménage de printemps qui prendra le temps nécessaire avant de profiter de soleil de nos succès.

3/ Transformez votre vie de Louise Hay ou le livre que je ne voulais pas finir.

louise-hay-1024x714 Louise Hay – Source de l’image : georgelizos.com

Je ne voulais pas finir ce livre… Vous savez comme lorsque vous traînez à chaque page relisant plusieurs fois une phrase, ou que vous butez sur un mot à en lire l’entière définition sur Wikipédia…
Non, je ne voulais pas le finir…  Un peu comme si, lors de la dernière séance, je refusais de quitter le moelleux canapé du cabinet de Louise Hay. Car les chapitres de  Transformez votre vie sont conçus comme des séances individuelles.

Je suis tombée par hasard sur le livre audio, sur Youtube : en m’endormant, j’avais laissé tourner la lecture automatique. Les paroles criantes de vérités de Louise Hay m’ont réveillée avec effroi. J’écouterais alors l’audio en boucle toute la journée avant de  courir à la Fnac -encore une fois, décidément! – me procurer ce livre essentiel à mes yeux.

Avec des exercices à faire seul ou avec un proche, des affirmations positives, des exemples de certains de ses patients… Louise Hay nous présente toutes les clés pour ouvrir successivement les portes de nos suucès au cours de notre vie.

Je tiens à préciser que cet ouvrage de Louise Hay m’a considérablement permis d’aborder sous un autre angle de vue Réfléchissez et devenez riche de Napoléon Hill. Ce ménage intérieur que j’évoquais plus haut a été nécessaire avant d’intégrer, décortiquer et surtout d’assimiler les savoirs de Hill.

Je ne suis pas sortie indemne de cette lecture et pour ne pas être très originale, oui, elle a changé ma vie et surtout mon esprit!
Il y a cette phrase de Dave Braun dans la préface qui rassure tout lecteur : « Si vous croisez le chemin de Louise Hay, ne serait-ce que par hasard, vous êtes sur la bonne voie ». Sur la bonne voie pour vous aimer et donner le meilleur de vous-même!

Et vous, quels sont les 3 livres qui ont changé votre vie? N’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires. J’ai hâte de découvrir vos réponse!

NB: Prenez ma liste à l’envers et commencez avec le livre de Louise Hay 😉

Bonnes lectures les amis !

Virginie

Publicités

Et un jour, j’ai tenu à avoir un autre positionnement. De la difficulté de parler des « cultures noires » en France.

En 2011, je me demandais quel nom pourrait refléter au mieux mon envie de faire référence au continent africain, et à ses histoires avec les autres continents, son rayonnement dans le monde… Comment les communautés afro-descendantes se sont-elles constituées à travers les époques avec cet héritage du continent africain?

En gros, comment le continent africain parle t-il au monde et comment son imaginaire résonne t-il aujourd’hui?

Au départ, je n’avais pas prévu de faire un blog: je préparais mon projet de galerie commerciale en ligne, plateforme sur laquelle artistes issus du continent africains vendraient leurs oeuvres d’art.
« African links »: « African » pour signaler la thématique principale, à savoir l’art contemporain et la culture vus sous un prisme afro-centré. « Links » pour tous ces liens vers lesquels j’oriente mes lecteurs à la fin de chaque articles dans l’encart « En + »; puis pour ces interactions qui parte de l’Afrique vers les Amériques, l’Europe, les Caraïbes, l’Asie… Ainsi, écrire un article sur un artiste cubain, noir américain, ou encore une exposition d’artistes chinois à Dakar, ne me semblait pas hors sujet.
Ce projet de plateforme s’est peu à peu mué en un blog personnel qui m’a permis d’écrire pour des magazines papier et de faire des chroniques télévisées.

De jeux-concours en jeu-concours à l’option de l’entreprenariat – qui me faisait les yeux doux depuis un petit moment- l’idée de la Nooru Box m’est venue.
Je ne voulais pas me restreindre au continent africain dont la réalité des cultures des 54 pays peut m’échapper, étant née et ayant grandi à Paris.

Convoquer le terme « cultures noires », au pluriel me semblait plus judicieux que « cultures africaines ». J’ai échangé durant de longs débats avec des personnes de mon entourage, qui étaient d’accord et approuvaient, et d’autres qui ne se reconnaissaient à travers ce terme.

Par cultures noires, je fais une référence à « l’Atlantique noir » de Paul Gilroy, à la Revue du Monde noir de Paulette Nardal et Leo Sajous, ou encore les références incessantes à l’Afrique de l’Harlem Renaissance…
Penser en termes de diasporas historiques, afin d’appuyer les sélections de la Nooru Box.
Cela passe mal… Certaines sollicitations restent sans réponse. Un silence qui ne laisserait même pas entendre une porte se fermer.

« Cultures noires, ça bloque… »  » Ce n’est pas un langage marketing », « Cultures noires, on a du mal »….  Paradoxalement, parler de « musique noire » ou de « Black Music » passe mieux. On se souvient encore de l’exposition Great Black Music .

Par rapport à mon identité, je me vois avant tout en tant que noire, car c’est ma couleur de peau qui motive les plus curieux à me poser les questions magiques : « Vous venez d’où? » ou « Vous êtes originaire de quel pays? ».
Avant d’avoir des origines ivoiriennes, je me vois en tant que femme noire dans cette société française. D’où le besoin de créer une marque qui reflète en partie mes convictions et mes connaissances; une marque qui comble un besoin de savoir que j’ai ressenti étant plus jeune et que ressens encore aujourd’hui.

Nooru Box est un coffret dédié aux cultures noires, une box culturelle, tout simplement et  accessible à tous, sans distinction de couleurs de peau, d’origine ethnique, de sexe, de CSP…

suivez moi sur Instagram @virginieehonian

Retour sur l’article de Jeune Afrique (Juillet 2017)

J’étais tellement ravie de découvrir cette parution dans Jeune Afrique, un lundi soir de juillet. Après avoir reçu un sms de la journaliste qui m’a interviewée, je cours au kiosque le plus proche à Montparnasse avant mon cours de sport. Un grand sourire aux lèvres, je demande « Le Jeune Afrique s’il vous plaît! Je crois que je suis dedans. » Le marchand de journaux me répond que je pourrais trouver rapidement un fiancé avec cet article. (rires)
J’y découvre le portrait en noir et blanc de Cyrille Choupas, et l’interview dans laquelle je me reconnais.

cultures noires nooru box

Dans cet article j’affirme que « Se revendiquer de l’art contemporain africain est un danger pour les artistes eux-mêmes. Il faut pouvoir les inscrire dans des sphères plus universelles. »

Je m’explique:

Pourquoi? Cela peut paraître paradoxal, mais tout simplement parce que de l’Ethiopie à l’Afrique du Sud, en passant par la République Démocratique du Congo ou encore le Ghana ou l’Afrique, le continent africain est pluriel.

A plusieurs reprises, j’ai rencontré de nombreux artistes qui refusaient cette étiquette d' »artistes africains »: « Je suis artiste. Point. » Une étiquette très souvent associée à un folklore non maîtrisé et un autodidactisme relevant du mystique…
Parler d’ « art africain contemporain » ou d’ « art contemporain africain » semble effectivement une formule qui adhère de moins en moins à la surface d’une globalisation culturelle qui bat son plein aujourd’hui.

Comme le dit Okwui Enwezor, il existe plusieurs mondes de l’art qui convergent vers un même système. Et aujourd’hui, ce monde de l’art contemporain « africain » s’approche de plus en plus de ce système de l’art, et de ses schémas institutionnels (galeries, foires, expositions grand public…), qui eux mêmes se mettant en place, tissent un nouveau réseau parallèle à celui du monde africain de l’art contemporain.
Nous avons alors, un monde de l’art « africain », un système de l’art global et un réseau parallèle, qui sert de zone tampon, voire de passerelle entre les deux.

Il s’avère alors dommage que ce monde de l’art ci ne poursuive son développement qu’en marge, et sans chercher à s’inscrire dans l’universalité du même système.

Cela signifierait à se poser les questions suivantes: comment le schéma institutionnel d’une biennale se déploie t-il dans le monde africain de l’art? Comment une foire se déroulant sur le continent africain est-elle en phase avec ce système de l’art? Ou encore comment aborder l’art issu du continent africain d’un point de vue universel?

L’acquisition des oeuvres de certains artistes issus du continent africain par de grands musées internationaux permet d’écrire de nouveaux récits. Cependant, cela reste à double tranchant: de nouveaux récits se doivent également d’être écrits sur le continent même, avec ces acteurs en écho à la globalisation.

 

A lire

Art : la blogueuse et entrepreneuse ivoirienne Virginie Ehonian met les cultures noires à l’honneur

 

Suivez-moi sur Instagram @virginieehonian